Positivons, le bilan.
Mes poulettes. Tu vois, la semaine de rentrée est passée, je n'ai pas parlé de l'école une seule fois ici, et tu veux que je te dise, ça m'a fait un bien fou. Parce que franchement, te raconter que j'en bave, que je m'énerve, que je suis crevée en rentrant, ça nous apporterait quoi, ici, à nous, purs êtres de lumière? C'est déjà assez pénible quand j'y suis, ce n'est pas la peine de ramener tout ça à la maison. Et la maison c'est aussi un peu ce blog, ma maison virtuelle, mes souvenirs, mes photos, mon joli temps qui passe. J'ai donc décidé de dissoudre l'ass continuer sur ma lancée en éliminant toutes les choses négatives et énervantes, en essayant de continuer (comme je l'avais décidé en fin de vacances) à les laisser glisser sur moi. Me préserver, mot d'ordre de cette nouvelle année scolaire. Je ne suis pas naturellement douée pour ça mais je vais apprendre, et des fois je suis capable d'être une bonne élève.
Les petits trucs qui aident, c'est ce que j'ai fait ici cette semaine, mettre l'accent sur les petits bonheurs plutôt que sur les contrariétés, cela ne va pas forcément de soi, je ne suis pas forcément madame tout va bien je vais bien, de cet indécrottable optimisme aveugle qui rend souvent un peu niais. Pour moi c'est parfois un vrai exercice, un vrai effort, il y a des jours où rien ne me semble positif. C'est justement là que ça fait avancer de chercher, parce que franchement, en cherchant bien, on trouve toujours, ne serait-ce que dans la nourriture. Même quand on a eu une journée de merde, il y a toujours moyen de trouver un truc bon à manger qui va nous réconcilier avec la vie :) C'est là que ça compte, quand ça semble difficile et qu'il faut creuser un peu. Et quand on a envie de ronchonner un bon coup, c'est bien de le faire, parce qu'il faut que ça sorte, et je ne m'en prive pas, mais j'essaie de limiter ça dans le temps. Cinq minutes par jour où je râle tout ce que je peux, insultes et gros mots compris, et après basta. De toute façon je suis incapable de garder les choses pour moi et de ruminer, chez moi ça sort tout de suite et après on n'en parle plus.
Ce qui aide aussi à couper complètement avec ma journée de boulot, c'est la douche immédiatement en rentrant. Je ne garde jamais mes habits de travail à la maison. C'est psychologique. Je déshabille l'instit (rrrrr...) et hop elle n'existe plus. Avec l'eau de la douche c'est tout le stress, l'agacement, l'ennui qui s'en vont. En sortant je sens bon, je m'habille doux et je retrouve la sérénité. Exit le boulot.
C'est tout con, hein, dit comme ça, mais je crois que cette année plus que jamais je me dois d'être réellement attentive à tout cela, d'en être réellement consciente pour ne pas perdre ce contact. Parce que ne nous leurrons pas, il est vite perdu, quand on est bousculé par le quotidien et son rythme de malade. Cette année je refuse de me laisser bouffer comme j'ai pu l'être l'année dernière. Je veux garder cette écoute intérieure, cette possibilité de trouver refuge en moi. Dans ma bulle, mon cocon, avec les gens et les choses que j'aime. On a tous notre petit truc vital, qui nous aide à tenir, notre formule magique en cas de coups durs. Pour moi, le truc vital c'est le retour à soi. Me re-lier, me rassembler, me connecter.
Alors ce blog risque fort de se transformer en anti-stress géant, une sorte d'inventaire de toutes les choses susceptibles de me (vous?) faire du bien, des petits moments précieux à mes yeux, consignés ici pour que je puisse m'en souvenir, m'y replonger et y puiser de la force quand j'en aurai besoin. C'est toujours un peu la même chanson, être consciente de chaque moment, être vraiment présente, pour ne pas faire comme tous ces gens qui se laissent vivre à côté d'eux-même. Je veux être pleinement à l'intérieur de moi, je veux m'habiter complètement.
Alors si t'es d'accord on va aller par là ensemble (si t'es pas d'accord envoie moi ton préavis, mais faudra rester quand même 3 mois, sauf si tu disposes d'un certificat médical). Peut-être des fois je viendrai râler un bon coup, hein, il ne faut jurer de rien, mais globalement j'ai envie que cet endroit m'aide à continuer à aller de mieux en mieux. J'ai une vie magnifique, il n'y aucune raison que je me laisse envahir par les choses négatives. Mais j'ai parfois besoin de quelques ruses de sioux pour y arriver au quotidien.
Allez zou, je m'arrête là parce que je deviens sentimentale (c'est ma séance d'hier, aujourd'hui j'ai la larmichette facile) bon samedi mes poulettes, prenez soin de vous et aimez-vous bordel de dieu!