Courir sous la pluie
Cela faisait un petit moment que je n'étais pas rentrée d'une séance de course à pieds complètement trempée par la pluie. La pluie, c'est ce que je préfère, quand il ne fait pas trop froid. Mes sensations sont totalement différentes. Les premières minutes sont un peu pénibles mais une fois qu'on est trempé, ça va. Hier matin il faisait doux, il n'y avait quasiment pas un chat dehors, et les quelques coureurs que j'ai croisés sur mon chemin étaient des hommes, des habitués. Je suis partie avec le Requiem de Mozart et ai donc fait un tour d'Orangerie (je vais essayer d'en faire deux, désormais, pour arriver à 1h15 en tout, parce que j'ai quand même gagné en vitesse ces derniers mois) et une fois dans le parc c'était super, sous la pluie les parfums étaient exaltés, ça sentait le muguet et l'ail des ours, et malgré les travaux et les trous partout, ça a été un grand moment de bonheur. Je suis sortie du parc et ai fait le chemin du retour avec Rufus Wainwright (et un vent de face...) et je suis arrivée à la maison glacée et trempée jusqu'aux os mais plutôt contente de ce nouveau parcours. L'orangerie c'est l'endroit où j'ai préparé mon premier 10 kms quand j'étais petite et ensuite mon premier semi. Ce parc a une vraie histoire, dans mes séances de course, j'y ai des tonnes de souvenirs, ça m'a fait du bien d'y retourner.
Et hier matin en le traversant et en touchant quelques arbres du bout des doigts au passage, je me disais que courir c'est vraiment ma façon d'être en contact avec le monde, physiquement et sensoriellement. C'était bon de retrouver ces sensations grâce à ce parc et toute cette eau...

Je vous souhaite une belle journée.
Et du coup avec toutes ces saletés de sensations pures j'ai envie de me refaire les courses de Stras en mai, mais comme dit sur facebook, je me tâte, 10 kms cool ou à nouveau un semi-marathon mais avec cette fois un challenge, gagner un quart d'heure.... Je suis comme une truie qui doute (mais qui a envie de courir)...